10 novembre 2020

Something in the rain

Alors j'étais dans un trip "je me fais un deuxième visionnage de One Spring Night et Something in the rain" et je les chronique dans la foulée. Parce que ce sont deux œuvres que j'aime/dont j'ai envie de vous parler et qu'il parait étrange d'aborder l'une sans l'autre.
Leurs liens ?
Le même réalisateur : An Pan-seok
Un casting très très proche, notamment pour le héros : Jung Hae-in
Si Something est de 2018, One Spring est de 2019.
Même format (16 épisodes de plus d'une heure chacun), même réalisation impeccable, même partis pris esthétiques, même narration lente... et, si vous n'aimez pas cette forme de narration, les deux vous déplairont.
Et même thème : la difficulté d'être une femme dans une société oppressante.


Sauf que... One Spring n'est pas très tendre, le père de l'héroïne est un mauvais père, mais elle a des collègues qui sont des amies, le héros hésite à s'engager dans une relation, mais... bref, ça reste tendre.

Something est plus difficile : si le fiancé éconduit dans One Spring n'est pas très recommandable, il ne franchit pas certaines limites. Le patriarcat, cette fois, n'est pas incarné par un père défaillant, mais par une mère qui est vraiment ignoble.
Le thème est toujours la difficulté d'être une femme dans une société patriarcale, mais, dans cet opus, l'héroïne n'a pas que des collègues bienveillantes, elle devra les affronter tout en dénonçant le harcèlement sexuel dans son entreprise.

Et sinon ?
Tout commence comme un conte de fées : Lui, jeune, amoureux, séduit Elle qui est plus âgée et dont la mère la harcèle pour qu'elle se marie. Evidemment, Lui, tendre et délicieux, n'est pas un "bon parti".
Loin des chastes baisers habituels échangés dans l'épisode final de pas mal de dramas, ils s'aiment, ils rient, ils couchent ensemble.
Et Elle, soumise jusqu'alors aux multiples injonctions de la société et de sa famille, découvre la confiance en soi quand on est aimé dans une relation non-toxique.

Sauf qu'on ne bouleverse pas sa vie à 35 ans sur un claquement de doigt.
Ce qui commence donc comme une douce romance devient bientôt une bataille pour vivre et même les attentions de Lui peuvent devenir de nouvelles injonctions.
Couple qui s'aime, mais qui se ment, Something est une histoire d'amour difficile, mais qui reste extrêmement romantique : le cœur du héros est acquis à sa cause.

J'aime les deux séries, mais leurs qualités pour les fans peuvent être de lourds défauts si l'on n'adhère pas à l'angle choisi : une lenteur qui contemple l'oppression et les difficultés, une dénonciation poignante, mais sans cri, un amour qui se complique la vie parce qu'il est évident dans une société où rien n'est évident.

Ma conclusion ?
Essayez au moins l'une des deux, par curiosité ;)

04 novembre 2020

One Spring Night

Alors il y a les romances, avec des triangles amoureux qui sont des prétextes à ce qu'on rit de la jalousie des un.es ou des autres, dont on ressort boostée de feel good... et puis il y a One Spring Night.
Autrement dit, si vous avez envie de vous remonter le moral en cette période assez... morose, on va dire poliment, ce n'est pas la bonne pioche. Préférez par exemple Qu'est-ce qui cloche chez la secrétaire Kim ? ;)

Il y a bien deux amoureux, il y a bien un "triangle", mais ça n'est pas drôle du tout. Pourtant, j'ai beaucoup aimé puisque ce billet vient à la suite d'un deuxième visionnage.

Ca commençait très tendrement : Elle1 a la gueule de bois (oui, bon, OK, c'est pas si tendre que ça), elle rentre dans la pharmacie où Lui1 travaille, il lui ouvre le médicament, mais, une fois consommé (le médoc, vous suivez !), elle a oublié son portefeuille et, pour le rembourser, il lui file son numéro de téléphone.
Lui1 est incarné par le charmant Jung Hae-in donc, oui, quand il te file son numéro, tu ne l'oublies pas.
Voilà, c'était les quelques minutes mimi avant qu'on attaque le sujet.

Le sujet ?
La pression sociale. Sur les femmes, sur les hommes. Bon, surtout sur les femmes, mais pas que.

Elle1 a deux sœurs : l'aînée, Elle2, n'ose pas avouer à sa famille que son mari la bat et essaie de divorcer tout en craignant les coups (et les conséquences sur sa carrière -- qu'elle abandonne carrément) ; la benjamine, Elle3, se cache car elle a lâché ses études.
Le père ? Visiblement, il est prêt à vendre ses filles pour ce qu'il estime être la réussite et la mère est morte de honte de l'avoir épousé.
De son côté, Lui1 a une tare majeure : il est père célibataire. Donc un très mauvais parti.
Tandis qu'Elle1 essaie de convaincre Lui2, avec qui elle sortait avant de croiser la route de Lui1, qu'elle n'a vraiment pas envie de l'épouser, Elle2 découvre qu'elle est enceinte, puisque, battue, elle est aussi violée.

Pas de panique : ce n'est pas glauque. Mais c'est poignant.
La narration est lente (An Pan-seok - Something in the rain), mais, pour moi, ça fonctionne.
Lui2 n'est pas un vrai méchant, même s'il craint bien, mais Lui3, le mari d'Elle2, est un bon gros psychopathe et, pour lui, pas d'éclair final de lucidité ni rien.

Je me relis et je pense que je ne vous ai pas vendu du rêve.
Mais, là, pas de rêve à vendre, en fait.
Cette série est touchante et, à mon sens, montre bien les ravages du patriarcat, dans le genre "oh, je passais par là et je racontais une histoire", ça reste du divertissement car ça se finit bien, forcément, on ne ressort pas noyé de désespoir, mais je peux imaginer que ça ne plaise pas du tout.

Donc, juste, pour moi, ça fonctionne.
(Une rapide recherche semblerait confirmer que les avis sont très partagés.)

02 novembre 2020

Je suis fascinée par...

Je débute aujourd'hui ce billet qui, par sa nature même, sera amené à être édité/enrichi au fil du temps si je ne l'oublie pas ;)

Donc, disais-je, je suis fascinée par

  • les gens qui aiment manger leur glace fondue (poke FrèreDeCoeur) : pourquoi ne commandent-iels pas des milkshakes ?
  • l'usage de Twitter.
    Quand la conversation vient sur le tapis, chacun.e va arguer que nous sommes habitué.es à un réseau et que nous lui trouverons plus d'avantages que les autres.
    Alors...
    Actuellement, j'ai un compte sur chaque réseau par "nécessité" (i.e. la veille liée notamment à mon travail pour Nice Fictions). Je ne comprends pas Instagram (si tu n'es pas photographe, dessinateurice ou influenceur.se mode). Du tout. Il faut une image pour la moindre com', l'interface est amoindrie sur l'ordi ce qui ne permet pas d'écrire tranquillou, etc.
    Facebook et Linkedin sont différents, mais ils permettent tous deux de tout aussi bien partager un lien, un argumentaire un peu développé, une image...
    Mais Twitter ? Les gens s'engueulent entre inconnu.es et... comme il est impossible d'y écrire un long texte, iels mettent en place toute une stratégie en coupant et numérotant leurs discours. Pourquoi ?
    Pourquoi ne s'expriment-iels pas sur un support qui leur permette d'écrire plus longuement et... d'éditer ? Parce que Twitter est le seul réseau où, quand tu vois une énorme coquille après avoir posté, ben... tu ne peux que supprimer pour recommencer...
  • les cahiers de vacances pour les mômes.
    Les congés, c'est parce que tu as bossé toute l'année et que tu te dis que tu as bien gagné le droit à ne rien faire du tout ou à ne faire que des choses qui te plaisent (cramer au soleil sur la plage, faire croire que tu sais cuire la viande au barbecue, poser sur des selfies dont tu auras honte plus tard...).
    Alors pourquoi, si tu penses que tu dois farnienter en toute quiétude, achètes-tu des cahiers de vacances à tes mômes ?
  • les gens qui te demandent : "Ça va ?"
    Tu veux vraiment que je te réponde ?
  • les gens qui commentent absolument tout ce qui ne les concerne pas sur les réseaux sociaux.
    Il y a des sujets politiques, écologiques, sociologiques... sur lesquels on a tou.tes quelque chose à dire, mais, quand Netflix poste un statut pour indiquer à quel moment on voit les fesses de Lucifer dans la nouvelle saison qui vient de sortir, c'est du fan service. Ça ne fait de mal à personne, ça fait plaisir à ceux/celles qui suivent. 20 minutes après le post, plus de 2.000 commentaires, dont certain.es pour expliquer qu'iels n'aiment pas la série ; d'ailleurs, la preuve, iels ne l'ont pas vue.
  • les gens qui mettent des captures d'écran dans leurs mails au lieu de joindre un document sur lequel on pourra bosser.

25 octobre 2020

While You Were Sleeping

On ne réussit pas forcément une recette avec tous les bons ingrédients, mais, quand on réussit, on ne peut que dévorer le résultat. Je viens donc de dévorer les 16+ heures de While You Were Sleeping.
Les ingrédients ?
Du fantastique (des rêves qui permettent de voir le futur entre des gens dont le destin est lié), le temps (les rêves sont un reflet exact du futur), de la romance (en bonne dose), du suspens et du polar (en bonne dose), des vrais bons sentiments avec le questionnement sur les choix, le pardon, la mémoire...

Lee Jong-suk (W, Pinocchio, Romance is a bonus book...) est Lui1, le procureur.
Jung Hae-In (Something in the rain, One Spring Night, Tune in for love...) est Lui2, le policier.
Qui pourrait choisir entre les deux ? D'ailleurs, il n'y a pas là de véritable triangle amoureux : les deux sont aussi bons et honnêtes l'un que l'autre et ne se disputeraient pas pour une femme.
Elle (Bae Suzy) est journaliste. Elle fait des rêves prémonitoires, mais, adolescente, ne parvient pas à sauver son père de la mort. Quoiqu'elle s'en veuille et parce qu'elle a pu le prévenir, en mourant, son père sauvera plusieurs vies...
Je ne m'étendrais pas sur l'intrigue, juste, pour compléter le trio des gentil.les (Procureur, Policier et Journaliste), le méchant sera bien sûr l'Avocat, qui a défendu de vilains criminels.

Alors... c'est clairement bourré de bons sentiments. Mais je n'en ai pas fait une overdose. Est-ce que parce que notre époque n'est pas assez enjouée pour qu'on s'en prive ou est-ce que parce que l'intrigue fonctionne ? Je penche pour la deuxième réponse. L'intrigue marche. La morale est bonne. Les persos sont attachants.
Donc un gros coup de cœur dans le genre simple et efficace.

11 octobre 2020

Familiar Wife

Dans les qualités que je trouve (en général) aux dramas coréens, il y a l'utilisation/exploitation du fantastique et le traitement de soucis "ordinaires".
Familiar Wife réunit ces deux qualités.

Lui est un connard ordinaire. Il était amoureux d'Elle1, l'a épousée, mais, maintenant qu'ils ont deux enfants en bas âge et chacun un boulot, il lui laisse sans ciller toute la charge mentale.
Pendant qu'elle s'épuise alors que l'état de santé de sa mère se dégrade, Lui regrette qu'elle ne lui fasse pas à manger ou qu'elle prenne mal qu'il passe du temps sur la console de jeux.
Fatiguée, elle crie.
Et quand il croise Elle2, un béguin rencontrée à la fac, fraiche car aucun mari ne l'épuise, il souhaite échanger de femme.

Ici, la magie (matérialisée par un péage sur une route peu fréquentée) permet de revivre un moment-clé du passé. Le voilà le jour de leur rencontre, il l'ignore et conclut avec Elle2.
Changement d'épouse.

Comme de bien entendu, le destin va se charger de lui : non seulement Elle2 ne lui correspondait pas spécialement, mais Elle1 recroise sa route et, sans lui, hé bien... elle est toujours la fille merveilleuse qu'il a aimée.

Difficile, dans ce genre d'histoires, de parler plus longuement de l'intrigue sans spoiler.
Je dirais juste que j'ai trouvé la narration bien équilibrée parce qu'elle passe par plusieurs phases : au début, Lui est détestable, puis il apprend... Globalement, c'est assez poignant parce que le sujet abordé est l'échec, les effets de la négligence, la question des choix... mais il reste quelques moments drôles et l'on n'est pas entrainé vers le fond.

J'ai lu quelque part que la série abordait le thème de "l'usure dans la couple". Non.
Ce n'est pas deux personnes qui s'éloignent car le temps a passé et leurs sentiments se sont usés.
Ca parle clairement de la charge mentale. Ca dit très crûment : ta femme ne peut pas sourire et te faire à manger si elle en bave au quotidien.
Le dernier épisode est un poil mou et moralisateur (il appuie un peu trop sur le message bien reçu), mais sans défaut majeur.

Donc on a du voyage dans le temps/réécriture du présent et un message basique, mais essentiel : prends soin des autres si tu veux qu'ils prennent soin de toi.
J'ai aimé l'histoire et les choix narratifs. Je ne peux pas classer ça en romance.
Dans la romance, il y a il me semble une sorte de magie amoureuse où l'on s'éprend soi-même des personnages, où l'on aimerait bien être l'un des deux : là, on est forcément compatissant, Lui a merdé, il en prend conscience avec humilité, mais... il ne fera pas battre votre coeur ;)

Bref, un bon sujet bien traité.

22 août 2020

It's OK to not be OK

Diffusée depuis dimanche sur Netflix, j'ai fini cette série hier soir, à croire qu'ils avaient guetté ma reprise au taf pour que je ne puisse pas la regarder d'un seul coup pendant les congés !
16 épisodes de 70/80 minutes chacun.
Réalisateur : Park Shin-woo (vu et aimé : Jealousy Incarnate et Hyde Jekyll, Me)
Pour les rôles principaux : Elle1 incarnée par Seo Ye-ji et Lui1 sous les traits de Kim Soo-hyun (Mon amour venu des étoiles).

Sur la réalisation, je n'ai tout simplement rien à dire de pertinent : c'est bien fait. Tout est impeccable, les acteurices jouent bien, le rythme est bon.

Alors que, quelques semaines plus tôt, j'avais fait une pause en regardant Mystic Pop-up Bar, que j'ai beaucoup aimé, mais qui a une petite faiblesse, là, j'aurais pu facilement tout regarder d'un trait si je n'avais pas dû partir au travail.
On devine qui est la Méchante bien à l'avance, mais ça ne pose pas de souci particulier car le mystère n'est pas l'élément principal.

Lui1, devenu aide-soignant, est le cadet de Lui2, autiste, et, depuis tout petit, leur mère lui répète qu'il doit veiller et protéger son frère. Elle1 est écrivaine de contes de fées, riche et célèbre, mais très seule/avec un trouble de la personnalité.
Lui1 est embauché dans l'hôpital psychiatrique (nom : OK) où le père d'Elle1 est hospitalisé.
Le thème des contes de fées va servir de fil conducteur
dans les titres/propos de chaque épisode : au choix une histoire célèbre ou l'un des livres d'Elle1 ;
dans les "morales" mises en avant : la Belle et la Bête n'est plus l'histoire d'une fille qui a regardé un garçon au delà des apparences, mais une victime du syndrome de Stockholm qui pense à tort qu'elle peut changer un homme violent (l'une des patientes était victime d'un mari abusif).
Comme souvent dans les dramas coréens, la relation des héros va trouver ses racines dans leur enfance où ils se sont croisés/aimées. C'est un élément récurrent, mais je trouve qu'il fait souvent sens : pourquoi nous attachons-nous à des gens en particulier ?
La part de mystère est apportée par l'assassinat de la mère des deux frères alors qu'ils étaient enfant/ado.

L'histoire est très riche, il y a beaucoup de choses à en dire, mais j'aurais envie de résumer : regardez, ça vaut vraiment la peine !
Dans les éléments que j'ai juste envie de mettre en avant dans ce billet, je citerais :
Lui2 (Oh Jung-se) n'est pas le Rain Man hospitalisé. Il a mis des procédures en place pour vivre normalement. Au début, il est viré d'un lycée professionnel où il n'a pas sa place car on le fait travailler sur des machines-outils bruyantes, mais Elle1 l'embauche comme illustrateur (là où est sa place).
Ni Lui2, ni Elle1, ni aucun des patient.es de l'hôpital OK ne sont montrées comme des "malades mentaux". Ce sont des humains qui ont souffert (l'un d'eux a été soldat pendant la guerre du Vietnam, une autre a été battue par sa mère...) et ils ont besoin de soins, de bienveillance, de compréhension.
Tout au long de la série, il y a un discours pour l'inclusion, contre la violence (surtout celle des parents d'ailleurs, l'histoire est à charge contre les violences familiales), mais également pour la compréhension et le partage, nos héros sans famille étant "adoptés" par leurs amis.

Globalement, il y a peu d'éléments comiques, c'est un feel good où l'on pleure facilement, mais on sourit devant les disputes d'Elle1 et Lui2 qui deviennent meilleur.es ami.es et même ce point est positif : si Elle1 peut se disputer sans barrière avec Lui2, c'est qu'elle voit un ami avant de voir un autiste.

Bref, c'est beau à l'extérieur (images, jeu des acteurices...) et beau à l'intérieur (messages, sens de la narration...).

12 août 2020

De la colère

A moins que j'ai grave loupé quelque chose, la vie n'est pas un long chemin paisible parsemé de pétales de fleurs odorants.
Du coup, y'a des fois où on est mal, en colère, déprimé.e, révolté.e... et, parfois, on l'est tellement que ça déborde de partout. Et on aimerait que l'Autre, à défaut de nous comprendre, nous dise qu'iel ne sait pas ce qu'on ressent, mais qu'iel se sent solidaire.
Parfois, c'est un énervement perso, lié à notre histoire propre, et, parfois, c'est lié à des choses plus globales, comme la nième remarque sexiste, raciste, homophobe, transphobe...
Quand t'es bien énervé.e, t'as envie de sentir du soutien, de l'empathie... pas d'entendre Duduche t'expliquer que tu dessers ta cause car tu es trop extrême.
Duduche, c'est pas un mauvais bougre, mais il en tient une bonne, quand même. Parfois, il t'explique que, lui, il ne s'est jamais disputé avec sa femme. Il est pour la paix, toussa. A chaque fois, tu t'es mordu les lèvres pour ne pas lui rétorquer qu'il ne s'est jamais disputé avec sa femme parce que... il ne l'a jamais écoutée !
Si vos émotions sont plates sur l'encéphalogramme, c'est que vous êtes... mort.e !
Une vie sans dispute, sans s'énerver, sans passion, sans agitation... elle a un coût : celui de la fuite et du déni.
– Sybille, t'es trop extrême, y'a des gens, tu sais, ils sont super calmes et, pourtant, ils ressentent des émotions et ils se révoltent face aux injustices et...
– Je sais. Moi, j'ai une Ferrari dans mon garage, mais je ne la sors pas pour ne pas rendre les voisins jaloux.